Un petit détail architectural peut contenir tout un monde.
Avec Irish Goodbye, je suis parti d’un fragment très simple : une cabine téléphonique verte, isolée dans un paysage de papier. Un objet du passé, chargé de souvenirs.
Dans Paper Dublin, je m’intéresse souvent à ces fragments de ville : une porte, une façade, un pont, un détail qui garde la trace d’usages et de présences.
Ancienne cabine téléphonique en exposition au Little Museum of Dublin
Une cabine téléphonique était un petit espace de parole.
On y entrait pour appeler quelqu’un, annoncer quelque chose.
Dans Irish Goodbye, elle devient un lieu d’absence.
Elle se tient là, silencieuse, dans un paysage presque immobile.
Faut-il toujours dire au revoir ?
Je ne sais pas.
Peut-être pas.
Certaines choses quittent la ville sans bruit. Certaines architectures restent comme des souvenirs.
Le travail commence par le dessin, puis par la recherche des couleurs : les bons verts, les bons gris, les bons bleus.
Le papier permet une grande précision, mais il reste fragile. Il garde les gestes de la main, les petites irrégularités.
J’envisage souvent mes cadres comme de petits théâtres, dans lesquels je mets en scène mes éléments : une cabine, une colline, un nuage, des ombres. Le volume reste modeste, mais il permet d’entrer dans l’image. C’est une petite scénographie de papier.












Ces œuvres sont deux œuvres en série ouverte, réalisées à la main en petites séries. Chaque pièce peut présenter de légères variations, liées au travail manuel et au rythme de fabrication.
Elles sont désormais disponibles sur la boutique.
Irish Goodbye No.1
28 × 23 × 6 cm
Irish Goodbye No.1
20 × 15 × 3 cm